Parc des Lumières, Voltaire en ses terres

Dans le cadre de sa saison culturelle annuelle, le château de Voltaire programme une exposition de saison thématique autour de Voltaire et du siècle des Lumières.

En 2020, l'exposition Parcs des Lumières, Voltaire en ses terres s'est intéressée à la thématique des jardins au XVIIIe siècle, des outils de jardinage au pèlerinage littéraire dans les demeures campagnardes des grands penseurs du siècle des Lumières

Le château de Ferney vu du côté du jardin (détail), Michel-Vincent Brandouin - 1786
© Reproduction Benjamin Gavaudo / Centre des monuments nationaux

L'exposition Parcs des Lumières, Voltaire en ses terres se découvre, en cinq épisodes !

Portrait d'aristocrate en jardinière.
Ecole française, début de l'époque Louis XVI, vers 1775 - Huile sur toile
Collection GSLR Antiques / Benoît Geisler 

Épisode 1 - Les outils anciens

Saviez-vous que certains outils sont connus depuis la Préhistoire ?

Le XVIIe siècle et sa passion pour l'horticulture permet l'essor d'outils spécialisés, alors que l'industrialisation des outils de jardin date du début du XVIIIe siècle.
 

Article "jardinage" dans l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers,
par une société de gens de lettres. Tome 1.
 

L' "arousour" apparaît en France en 1365 ("arroser" + suffixe "oir" = "arrosoir" !)

Ils sont tout d'abord en cuivre, de forme ronde. Puis en zinc, en fer ou en tôle galvanisée. La forme devient ovale. Les modèles se multiplient et se différencient en fonction de leur emploi et de la région.

La force, vieille de 2500 ans est toujours utilisée pour la tonte des moutons ! Au fil des siècles, les forces sont utilisées pour la coupe de tissus, draps, papiers, cuirs et le jardinier les utilise pour la taille des bordudes de gazon ou pour réaliser l'art topiaire.

Le principe reste inchangé : une pression de la main oblige les lames à se croiser (une seule pièce composée d'une lame courbe faisant ressort).

Vitrine présentant notamment trois paires de force (en bas à gauche de la photo)
 

Le sécateur est un outil inventé par le marquis de Molleville vers 1807. Il est d'abord un outil contesté à cause des meurtrissures qu'il laisse sur les plantes. Son ergonomie et ses lames s'améliorent. Il connait alors son plein essor suite à la Première Guerre mondiale. Il est construit sans ressort, et fonctionne avec deux lames opposées ou un balancier.

Dans les années 1920, la petite serpe (taille de la vigne et coupe des grappes) et la serpette sont supplantées par le sécateur.

 

La faucille est déjà connue, sous une forme primitive (lames de silex sans manche), au Moyen-Orient il y a 10 000 ans ! La faucille métallique apparait vers 1500 ans avant J.-C. 
Symbole de la paysannerie, son évolution est constante. A partir du XVIe siècle, la faux remplace la faucille.
 

Le râteau, largement utilisés sous Louis XIV, a d'abord des dents en bois, remplacées par le fer grâce au travail du forgeron.

Le râteau n'a pas moins de 27 appellations différentes d'après le "Dictionnaire des outils" de Daniel Boucard !

Le râteau a trois fonctions principales : déterrer, aplanir et ramasser.
 

L'homme utilise le miel depuis la fin du Paléolithique (entre 10 000 et 12 000 ans).

Des ruches de 3000 ans fabriquées notamment avec de la paille sont découvertes en 2007 dans les ruines de Rehov (nord de l'Israël). La ruche-tronc apparait au Moyen-Age puis laisse la place aux ruches en paille tressée ou chaume.

 

Le cueille-fruit apparait vers 1750, appelé "pommette". En forme de vase ou petit panier, aux bords crénelés permettant de saisir le fruit et le séparer de la branche, fabriqués en bois, fil de fer épais, tôle et sont munis d'un sac de toile fixé au bout de la perche.
 

 

La bonbonne, "dame-jeanne" ou "tourie" est une grosse bouteille en verre (parfois en grès), protégée par de la paille et installée dans un panier d'osier tressé appelé "clissage" et correspondant à la taille de la bouteille.

Elle permet de transporter et conserver de l'alcool (vin et eau de vie).

Sa contenance peut varier de 5 à 50 litres, mais sont couramment de 25 litres.

Elle apparaît en France au début du XVe siècle, de forme ronde, ovale ou longiligne.
 

 

Le terme "brouette" apparaît en France au XIVe siècle, du diminutif de "beroue" provenant du mot latin "birota" signifiant "véhicule à deux roues".

La première représentation illustrée date du VIIIe siècle mais son utilisation ne se serait répandue qu'au XVe siècle.

La brouette (figure de droite) dans l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts
et des Métiers par une société de gens de lettres. Tome huitième - planches.
 

Le plantoir permet de creuser un trou pour y déposer le jeune plant.

Au XVIe siècle, une partie en fer ou cuivre vient renforcer le manche (branche, corne ou os) et sa pointe durcie à la flamme.

Les modèles sont nombreux et régionaux. Le forgeron peut faire preuve d'originalité dans sa forme qui lui confère un statut d'oeuvre d'art !
 

Le cordeau est indispensable au jardinier ! Composé de deux piquets (bois ou fer) reliés par une cordelette en chaume tressée, d'une longueur de 10 à 40 mètres, il permet, en étant tendu, d'aligner les rangées de plants, les rayons pour semer les graines et de bien organiser les bordures et allées.

Le déplantoir/transplantoir, aussi appelé truelle réalisé par le forgeron du village, permet de retirer les plants des pots afin de les transplanter dans un massif de fleurs.
La serfouette, connue depuis l'Antiquité permet un labourage léger. Considérée comme outil indispensable au jardinier par Olivier de Serres (agronome français) dans son "Théâtre d'agriculture et mesnage des champs" (1600).

La serfouette, "serfouer", "serfouir", c'est-à-dire "creuser tout autour".

La bêche permet de labourer et ainsi remuer le sol dans lequel ont été semé les graines, pour aérer et ainsi qu'elles poussent mieux !

La bêche est une béquille à bas élargie permettant de soulever et émietter la terre.

La petite houe permet de désherber les massifs ou potagers.

Le panier accompagne toutes les sorties au marché, au champ ou à la ville, permettant de transporter toutes sortes de provisions. Il est multiple selon la région, les produits qu'il transporte et le matérieau dont il est fabriqué (osier, jonc ou châtaignier).

La charmotte est un panier installé autour du cou, servant à la cueillette des fruits tels pommes, poires, cerises. Sa faible ouverture au dessus empêche la perte de la récole en cas de chute.

 

Épisode 2 - Les tapisseries

Connaissez-vous la tapisserie d'Aubusson ? 

Le gardien de chèvres. 
Tapisserie d'Aubusson polychrome en laine et soie du XVIIIe siècle, époque Louis XV, dans sa bordure en tapisserie d'origine.
Elle représente un gardien de chèvres et ses animaux évoluant dans un parc de château orné d'un grand vase medicis et de rosiers
Collection GSLR Antiques / Benôit Geisler
 

Située dans le département de la Creuse (région Nouvelle-Aquitaine), la ville d'Aubusson donne son nom à la célèbre tapisserie, savoir-faire français ancien de six siècles, inscrit en 2009 par l'UNESCO sur la Liste représentative du "Patrimoine culturel immatériel de l'humanité".
 

A travers les siècles

Quand on parle des tapisseries d'Aubusson, il s'agit plus particulièrement des tapisseries créées à Aubusson et Felletin, dans l'ancienne province de la Marche. Les ateliers de tissage aubussonnais et felletinois créent des tentures de grandes tailles pour orner les murs, mais aussi des tapis et pièces de mobilier.

En 1665, la Manufacture Royale d'Aubusson est créée.

Au XVIIIe siècle, les sujets de la tapisserie d'Aubusson se font plus légers par rapport au siècle précédent et ses scènes héroïques : paysages champêtres, pittoresques, la vie paysanne, jeux d'enfants. On cherche à plaire et à émouvoir.

Jeux dans le parc. 
Tapisserie d'Aubusson polychrome en laine et soie du XVIIIe siècle, époque Louis XVI, dans sa belle bordure d'origine à décor de rubans et feuilles d'acanthe.
Elle représente deux jeunes garçons tirant à l'arc et faisant de la corde à sauter, sur fond de château.
Collection GSLR Antiques / Benoît Geisler
 

Métiers et techniques

Parmi les créateurs de tapisseries, François Boucher (1703-1770), artiste décoratif le plus célèbre du XVIIIe siècle, peintre de la cour de Louis XV et favori de la marquise de Pompadour, dont les peintures servent de modèles aux peintre-cartonniers.

La création d'une tapisserie convoque un ensemble de métiers et de savoir-faire, de la production de la laine aux lavage des toisons puis au filage, de la teinture aux ateliers de tissage.

La tapisserie d'Aubusson consiste à tisser une image préparée sur un carton par un peintre-cartonnier. Le tissage s'effectue manuellement par un lissier effectuant ses gestes sur un métier à tisser placé à l'horizontale, sur l'envers de la tapisserie. Les laines utilisées sont teintées artisanalement sur place.
 

Épisode 3 -Les costumes

Les codes d'habillement instaurés par le Roi Soleil se poursuivent au XVIIIe siècle en France. Ainsi, costume féminin et masculin se composent de trois pièces :

> Pour les femmes : manteau de robe, pièce d'estomac, jupon.

Manteau de robe à l'anglaise en taffetas jaune serin, manches en pagodes garnies de crans, porté
sur un jupon de satin bleu ciel quilté en damier et pièce d'estomac en soie blanche ornée de ruches,
de dentelle blonde, et de frivolités de soie. Vers 1750
Collection particulière Elise Barat

 

> Pour les hommes : veste d'habit, gilet, culotte.

Veste d'habit de gentilhomme en velours de soie miniature.
Habit à col officier en velours épinglé vert mousse, fond satin rose. Boutons couverts en pareil sur
le devant, les poches et les basques plissées ; fausses boutonnières brodées en cordonnet soie crème.
Doublure en twill de soie ivoire. Vers 1770-1775.
Veste accompagnée d'un gilet à basques, brodé au point lancé polychrome de riches motifs floraux. Vers 1770-1775
Collection particulière Elise Barat
 

Toutefois, le XVIIIe siècle apporte beaucoup d'ingéniosité à l'ensemble : les ornements et accessoires deviennent amovibles et peuvent ainsi convenir à plusieurs toilettes. Passementeries, rubans, dentelles, épinglés ou à peine battis.

Boutons détachables, boucles de chaussures amovibles, pièces d'estomac et manchettes interchangeables. De quoi s'amuser en composant à l'envi !

Il s'agit d'une véritable architecture du vêtement.

Gilet de cour à basques en taffetas de soie ivoire, brodé de cannetille et de paillettes d'argent,
ainsi que de cabochons de cristal taillé formant de riches motifs végétaux et floraux, boutons ornés en pareil.
Devant du gilet garni d'un semis de minuscules paillettes posées en diagonales. Vers 1770-1775
Casaquin ou corps souple à bretelles, en brocart argent. Gros de Tours bleu ciel broché soie et fil d'argent, motif d'oeillets et d'autres fleurs de tons pâles. Basques découpées, pourtours soulignés d'un biais de soie rose. Vers 1750.
Collection particulière Elise Barat
 

Marie-Antoinette et sa faiseuse de modes, l'illustre Rose Bertin lancent une nouvelle mode au début des années 1780 : Marie-Antoinette porte des robes en mousseline blanche, légères et diaphanes, bientôt appelées "robes à la Bergère" ou "robes-chemises". Aussitôt cette mode lancée qu'elle fait scandale. Elle ne s'étendra guère et la France ne garda pas de témoignages de ces toilettes de détente... C'est seulement sous l'Empire que les robes en fine mousseline blanche auront le succès escompté : Marie-Antoinette a montré la voie à l'impératrice Joséphine !

 

Robe Empire en mousseline des Indes brodée blanc sur blanc au point de Beauvais, décoleté en pointe à revers bordés de dentelle de Valenciennes, jockeys aux épaules ornés de même. Manches longues pourvues d'ouvertures aux poignées, permettant d'y glisser les mains pour plus de praticité. Vers 1810-1811
Collection particulière Elise Barat
 

 

Épisode 4 - Les arts du feu

Théière à la rose. Porcelaine sans marque attribuée à Niderviller - 1775 
 

Les arts du feu se définissent comme les activités artisanales ou artistiques qui travaillent une matière minérale avec la chaleur : la céramique, la métallurgie, l'émaillage et le travail du verre.

Limoges est considérée comme la "capitale des arts du feu" grâce à sa tradition du travail de l'émail, les vitraux ou encore la porcelaine.

La Faïencerie de Lunéville

Burette d'huilier, faïence, décor de fleurs des Indes manganèse - Lunéville vers 1750

En 1730 est créée la faïencerie de Lunéville :

> En 1711, à Champigneulles en Lorraine, Jacques Chambrette père, maitre-faïencier, lança pour le compte de Fontenoy, une première faïencerie.

> Grâce à Jacques Chambrette fils, qui se rapproche de Lunéville, de la Cour, et d'une clientèle potentielle s'ouvre la manufacture. En effet, en 1722, celui-ci s'y établit en tant que marchand de faïence, posant les bases de ce qui deviendra bientôt la faïencerie de Lunéville.

> En 1731, il obtient, du duc François III et de la duchesse Elisabeth-Charlotte d'Orléans, des lettres patentes. La première lui octroie le droit de puiser ses ressources où il le souhaite. La seconde l'exempt d'impôts et de charges.

A la table de Louis XV

Sous Louis XV les assiettes changent de forme.

A partir de 1730, les bords en accolades sont préférés. Les plats sont mijotés sur des potagers, les assiettes à dessert apparaissent, les surtouts imposants sont remplacés par les pots à oille (marmites rondes) et les terrines (marmites ovales) pour servir les ragoûts. De nombreux accessoires ornent les tables : saucières, pots à jus, sucriers, salières, huiliers-vinaigriers, sucriers, moutardiers, beurriers,..

Déco de table !

En 1750, la manufacture de Vincennes lance la mode des petites statuettes en biscuit de porcelaine pour orner les tables. La mode sera suivie à Lunéville grâce à Paul-Louis Cyfflé qui fournit des modèles à Lunéville et à Saint-Clément avant de fonder sa propre manufacture en 1768.

Techniques de cuisson et couleurs

On différencie la faïence de petit feu de celle de grand feu ainsi que la faïence fine :

> Les faïences de grand feu sont cuites à haute température, empêchant l'utilisation de certaines couleurs telles le rouge, le rose et l'or. On retrouve alors le bleu de cobalt (largement utilisé), le violet de manganèse, le vert de cuivre et le jaune d'antimoine (jaune de Naples).

Pot à oille décoré de fleurs des Indes de grand feu. Faïence, Lunéville, vers 1750
 

> Les faïences de petit feu sont réalisées à plus basse température, permettant l'utilisation de certaines couleurs sans risque de brûler à des températures plus élevées : rose, or, vert pâle.

Cette technique apparait à Strasbourg dès 1749 et se généralise ailleurs.

> La faïence fine, d'origine anglaise, cherche à se rapprocher le plus possible de la porcelaine. C'est une céramique à pâte très fine non émaillée. Après cuisson, elle est recouverte d'un vernis plombifère transparent.

En France, elle est fabriquée dès 1743 dans la Manufacture de Pont-aux-Choux (Paris).
 

La faïence, utile et jolie 

Plusieurs décors habillent les services :

> Les rinceaux bleus

De la fin du XVIIe siècle jusque dans les années 1720, le décor le plus courant est celui de galons ou de lambrequins réalisés en bleu cobalt.

Saucière au décor de guirlandes fleuries au bleu cobalt. 
Faïence, marque d'un peintre de Charles-François Hannong à Strasbourg entre 1720 et 1740 
 

> "Les décors de Chine et des Indes"

A partir de 1725 se développent les décors au chinois directement inspirés des décors des céramiques orientales. La mode du bleu a fait son temps, les camaïeux sont dorénavant réalisés en manganèse. La manière de préparer la couleur donne des teintes variant du violacé au brun.

> Les décors dits "réverbères" aux roses, tulipes et oeillets

Invention de la décoration sur émail cuit. Le four "à réverbère" permet de cuire à basse température (moins de 800°C) ces nouveaux motifs "aux cinq fleurs" réalistes et tout en finesse composés de la tulipe, l'oeillet, l'églantine, la jacinthe et une rose en bouton, isolées ou en bouquet.

> Le décor aux barbeaux

Le barbeau est un des nom du bleuet, fleur des champs mais surtout fleur fétiche de Marie-Antoinette. La manufacture de Sèvres réalise un service complet pour elle.

Bien que décriée comme étant une fleur trop humble, le bleuet est repris par toutes les faïenceries françaises.

Beurrier aux barbeaux. Faïence de Nidervillier - Fin XVIIIe siècle

> Le décor "réverbère" au chinois

Avec le nouveau mode de peinture sur émail cuit (décor de réverbère), une nouvelle manière de peindre les décors au chinois apparaît à Strasbourg et se diffusera rapidement dans toutes les faïenceries de l'Est de la France. Les dessins sont désormais repris des livres de gravures de Jean Pillement, ornemaniste réputé pour ses "chinoiseries" qui ornent de nombreux salons de châteaux européens.

Des personnages de fantaisie posés sur des terrasses végétalisées s'adonnant à de multiples activités sont peints en polychromie ou en camaïeu.
 

Épisode 5 - Les châteaux de Stanislas

Vue du château de Chanteheux du côté ville. 
Huile sur toile, attribuée à André Joly , encadrée d'époque - Milieu du XVIIIe siècle
Collection particulière

Stanislas Leszczynski (1677-1766), roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar, exilé dans son château de Lunéville, est une tête couronnée connue parmi les relations de Voltaire.

Stanislas n'est autre que le père de Marie Leszczynska mariée à Louis XV en 1725 !

Le roi et duc accueille l'élite intellectuelle européenne, dont font partis Voltaire et Madame du Châtelet. Le philosophe apprécie la liberté et la tolérance qui se dégagent de Lunéville.

A Lunéville, le Grand Cabinet terminait l'enfilade de l'appartement privé et ouvrait par deux fenêtres sur le jardin des Bosquets. Cette pièce devait être très familière au roi de Pologne puisqu'il y avait fait placer, en plus d'un nombreux mobilier, une quantité impressionnante de tableaux, parmi lesquels, son inventaire mentionne une série de treize petits tableaux représentant les vues des maisons du roi à laquelle appartiennent les toiles exposées

Vue du château de Jolivet du côté des jardins. 
Huile sur toile, attribuée à André Joly , encadrée d'époque - Milieu du XVIIIe siècle
Collection particulière

MenuFermer le menu